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ma copine et ma petite soeur et mon couz

# Posté le dimanche 18 juillet 2004 05:42

Modifié le jeudi 11 novembre 2004 17:13

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# Posté le dimanche 18 juillet 2004 05:49

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# Posté le lundi 19 juillet 2004 08:48

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Après leur titre commun, nous souhaitions à l'occasion du passage au Zénith de Paris du jeune prodige américain faire se croiser deux figures incontournables de la scène r&b en France, dont les disques d'or respectif ont marqué un tournant quant à l'éveil de l'intérêt hexagonal pour le genre. L'idée, simple sur le papier, fut moins évidente à réaliser, mais les bonnes volontés de part et d'autre ont permis l'orchestration de cette rencontre le temps d'un rafraîchissement de rigueur après une heure et demie d'un show débridé, Usher rejoint Wallen dans un studio photo de circonstance. "Je ne me suis pas rendu compte que j'allais rencontrer Usher, jusqu'au moment où je l'ai vu, explique Wallen. J'étais toute gênée. On aurait dit une adolescente. Je ne savais plus quoi faire. Lui, il le savait, donc il jouait avec ça. Il m'intimidait. Il me soufflait dans le visage, me chuchotait dans l'oreille pendant la session photo." Si l'on ne peut donner la recette miracle de la reconnaissance publique, Wallen et Usher ont su se distinguer par une détermination à toute épreuve laissant présumer de leur ardeur au travail. Le résultat est là.
Du haut de leurs 23 printemps, Usher et Wallen sont en passe de se créer une identité inscrite dans la durée. En cela, leur collaboration n'a rien d'étonnant. Usher nous parle donc de ce remix de son titre "U Got It Back". "Je n'étais pas en studio quand elle a posé mais j'ai entendu le titre et je trouve ça mortel. J'ai aussi entendu quelques titres de son album... On m'a proposé de faire un titre avec elle et l'idée m'a tout de suite plu."Aux propos de Usher, Wallen réagit : "Je ne l'avais jamais rencontré avant cette session photos au Zénith. En fait, c'est sa maison de disques qui m'a contactée comme je connais des gens là-bas. Sur plusieurs albums qu'on lui a fait joindre, d'après ce qu'il m'a dit, il ma choisie. Cela reste le fruit d'un hasard. C'est une chance que j'ai saisie en fait. Il faisait partie des artistes avec qui j'aurais souhaité travailler. J'aime bien sa voix, son style, le fait qu'il se démarque. En tête de la liste des collaborations souhaitées, il y a aussi R Kelly ou Sisqo...
Pour moi, l'idéal aurait été d'être en studio avec lui. Maintenant, ce projet, c'est comme une manière de voir que quelqu'un valide ce que tu as fait. J'ai travaillé à partir du titre original que j'ai beaucoup écouté. On m'a laissé faire. Ce n'était pas évident en ce sens qu'il est difficile de s'insérer dans un truc figé en restant naturel. Je voulais qu'il y ait des passages à deux pour que cela ne se résume pas à un collage de voix. Je me suis adaptée aux thèmes qui parlent de ce que crée une rupture, de la sensation de solitude après que l'on a pris des habitudes avec quelqu'un."
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# Posté le lundi 19 juillet 2004 09:10

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Évidemment, Usher na manqua pas d'interpréter son titre, servi en guise de dessert, devant la salle comble du Zénith en liesse. Les lumières sur scène se sont éteintes sur ce tube en puissance après que tout l'univers d'Usher, fait de danse, de toiles géante taguée, de rampe, ait été mis sur scène. Les chorégraphies n'ont pas manqué dans un décor sur mesure dans lequel l'étoile américaine a invité une spectatrice pour son plus grand plaisir. Usher revient sur ce échange public : "C'est la deuxième date de ma tournée européenne. J'étais à Amsterdam hier, je vais en Allemagne demain. Le concert était vraiment mortel, il y a eu une véritable symbiose avec le public. Je pense qu'ils ont kiffé les morceaux, la danse, et comme d'habitude j'ai donné 120% de tout ce que j'ai. Quand tu passe devant une telle audience, tu ne peut pas te permettre de faire les choses à moitié. Pour cet album, au niveau artistique je pense que j'ai fait du mieux que j'ai pu. Du moins, j'ai essayé. J'ai travaillé dut sur ce disque, j'ai donné le meilleur de moi-même. J'ai essayé de donner au public ce qu'il attendait de moi : de la qualité. J'ai toujours fonctionné comme ça. J'ai voyagé, j'ai rencontré mes fans, j'ai compris ce que le public français voulait. Il kiffe le côté sensuel, limite sexuel de mon show, en même temps il aime aussi le côté showtime avec la danse, les performances physique. La première fois que je suis venu ici c'était pour mon premier album, j'ai compris que le public français aime, avant tout, participer aux concert, chanter avec l'artiste, danser, faire la fête. C'est un public très actif." "Wallen" qui était donc aussi là raconte : "Je suis arrivée un peu vers la fin. J'étais derrière et je l'écoutais chanter. Mais on m'a raconté (rigolant). J'ai eu des échos d'un show assez terrible avec à la fin un passage torride. J'aime bien les shows à l'américaine. Bon, peut-être pas à la manière de Usher. Je n'aime pas trop quand c'est trop 'player' mais j'apprécie la forme des spectacles, leur organisation. Franchement quand je l'ai rencontré, je me suis rendu compte que c'était quelqu'un de simple et j'ai été touchée du fait qu'il donnait de l'importance à tout le monde. La rencontre n'a duré que le temps des photos. Je sais que donner un show comme ça doit être éprouvant, et il était déjà assez sollicité. J'ai fait mon truc et je suis partie après... Usher a trouvé le public français actif parce qu'il est américain. Je pense que venant d'un Américain, on est prêt à tout accepter. Déjà, je n'ai pas trop fait de scènes mais le public parisien, de ce que j'ai entendu d'autre artistes, n'est pas trop réceptif, communicatif. J'étais à l'aise, mais en France, tu as l'impression qu'en concert, on vient t'observer. Je pense malgré tout qu'il y en a quand même qui apprécient, qui sont bon esprit."

Derrière la scène, toute l'équipe technique est déjà affairée. Tout le matériel, les décors, les costumes sont remballés avec soin. Les dates s'enchaînent et Usher ne verra sûrement pas grand choses de Paris. En grand professionnel, il se rend tout naturellement frais et dispo pour la rencontre avec Wallen. "Durant une tournée de la sorte, tu ne peux pas te permettre d'aller chiller en boîte, tu dois te reposer, explique-t-il. J'ai un autre concert demain, faut que je me repose, même si je suis super content d'être ici, d'avoir fait ce concert. Si je suis ici c'est pour le plaisir mais aussi pour le travail, je souhaite être au top de ma carrière. Je suis à un âge où je peux me donner à fond, quand j'aurai 29, 30 ans, je pourrai faire la fête, me faire plaisir... J'ai vingt-trois ans et je suis là pour bosser. Je vais user toute l'énergie que j'ai pour aller tout en haut de l'affiche. Un jour je pourrai me poser, avoir une vie de famille, produire d'autres artistes. Si aujourd'hui, je suis passé au stade de producteur exécutif de mon disque, ce n'est qu'un pas de plus dans une carrière dans laquelle je prévois de faire encore pas mal d'autres choses. Je viens de monter un label, Ushrecords, j'ai un studio à Atlanta, je suis constamment en train de créer, d'entreprendre... Je prépare aujourd'hui ce que le public écoutera en 2003, 2004... Il y a une période pour se reposer, une pour travailler." Et Wallen d'ajouter sur la vie d'artiste: "C'est un métier qui prend beaucoup d'énergie. Moralement, ce n'est pas toujours facile d'être sollicitée même à mon petit niveau. Tout le monde veut autant d'énergie. Le fait que les gens pensent que c'est facile, cela m'énerve un peu. Je ne peux pas vraiment donner mon avis là-dessus, mais c'est clair que ce n'est pas un métier facile. C'est pour ça que j'ai apprécié, en voyant Usher sortir de son concert, que tout son staff soit là et le soutienne. Ils étaient contents. En France, il n'y a pas ça. Mêmes les gens de ta maison de disques ne sont pas là physiquement. Le staff d'Usher, ils le prenaient dans leurs bras. Il se passait quelque choses... J'ai beaucoup d'envies mais je souhaite que ce soit bien fait. Je suis exigeante avec moi-même. Je le suis avec les autres, mais cela prend toujours plus de temps de faire comprendre que cela doit être comme ça et pas autrement. C'est pour cela que je traîne pour faire des scènes. Je ne veux pas en faire pour en faire. Je veux qu'il y ait des musiciens, un show. Même si cela joue sur les ventes, je préfère remettre à plus tard ainsi cela sera mieux. Pour l'instant, on est toujours sur l'exploitation de l'album. On lui a fait subir un petit lifting pour une réédition avec un inédit qui va bientôt sortir. En ce qui concerne la scène, je ne ferai pas de tournée sur cet album. J'ai envie d'enchaîner avec un autre assez rapidement et là, je ferai une tournée conséquente avec les anciens titres. Avec le recul, je suis contente d'avoir fait ce premier album, mais artistiquement, je suis frustrée. En France, il se passe des années entre le moment où tu maquettes, tu rentres en studio et celui où le disque sort. Ça, c'est un truc que je ne supporte pas et c'est pour ça que j'ai envie de tourner la page sur cet album sans le dénigrer pour autant. Il a au moins permis de changer les choses en termes de considération pour mon travail. On me fait plus confiance. Je peux être plus exigeante. Tout ce que j'espère est que d'autres artistes vont arriver. Tout genre de musique, tu ne peux pas le faire exister seul. Je souhaite qu'il y ait beaucoup de chanteuses. Il faut qu'il y ait de la diversité. Au niveau de la culture musicale, je pense que des jeunes garçons et filles, doués, vont bientôt commencer à arriver parce que cela ne fait pas si longtemps que le R&B Tourne en radio."
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# Posté le lundi 19 juillet 2004 09:11